
Espira-de-l'Agly : des actes de cruauté sur un chien suscitent la colère des villageois
Après l'incendie, mardi dernier, de l'école de danse du village, c'est un chien qui a été enflammé dans la nuit de dimanche à lundi. "Les gens n'osent pas parler, et rien n'est fait", dénonce un habitant qui a souhaité briser le silence. "L'autre jour l'école de danse, aujourd'hui un chien... Et demain ?" René Goizé fulmine. Ce retraité, qui n'a pas pour habitude de se laisser marcher sur les pieds, a décidé de hausser le ton.Pour lui, Espira n'a plus rien à voir avec le petit village dans lequel il avait fait jeunesse. "J'ai quitté le village en 1971 pour aller à Paris, et j'y suis revenu en 1992, alors que j'étais commandant de la brigade criminelle à Perpignan. Et franchement, ce n'était plus le même village ! Il n'y a pas un chemin de vignes entourant Espira qui ne porte des traces de voitures brûlées. Il n'y a presque plus de cabines téléphoniques, elles ont toutes été brisées ! Il n'y a plus de bancs publics, ils les ont tous déboulonnés, arrachés !"Un chien brûlé sur 30 % du corps "Ils" étant ces jeunes du village et des alentours, âgés de 12 à 17 ans, qui ont pris pour habitude de se rassembler au centre du village. Ces mêmes jeunes que René Goizé soupçonne d'être à l'origine du dernier acte de violence en date, commis dans la nuit de dimanche à lundi. "Il était environ minuit et demi, et quelqu'un a contacté mon épouse, qui est responsable des enquêtes sur les maltraitances auprès de la SPA, pour lui signaler que des jeunes venaient de jeter de l'alcool sur un chien, puis de l'enflammer. Nous nous sommes rendus sur place, et nous avons fini par apercevoir le chien, qui s'est enfui. Et ce matin (hier, N.D.L.R.) mon épouse a contacté le garde municipal, qui a réussi à attraper la pauvre bête. Nous l'avons emmené au refuge SPA du Polygone Nord, où il est actuellement soigné. Mais il a des brûlures au deuxième et troisième degré sur 30 % du corps..."La semaine dernière, un incendie volontaire avait ravagé la salle de danse d'Espira-de-l'Agly. Deux mineurs avaient été interpellés suite au sinistre : l'un d'eux a été écroué à la maison d'arrêt de Perpignan en attendant la poursuite des investigations, tandis que le second a été laissé libre sous contrôle judiciaire. "Dans le village, les gens sont terrorisés, personne n'ose parler, personne n'ose sortir de chez soi, et rien n'est fait, reprend le policier à la retraite. Et surtout pas par le maire, qui dit qu'il faut que jeunesse se passe ! Franchement, quel laxisme..." René Goizé et son épouse – qui a annoncé son intention de porter plainte pour cruauté au nom de la SPA – ont donc décidé de créer une association de défense des habitants. "Et tous ceux qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus !"
Après l'incendie, mardi dernier, de l'école de danse du village, c'est un chien qui a été enflammé dans la nuit de dimanche à lundi. "Les gens n'osent pas parler, et rien n'est fait", dénonce un habitant qui a souhaité briser le silence. "L'autre jour l'école de danse, aujourd'hui un chien... Et demain ?" René Goizé fulmine. Ce retraité, qui n'a pas pour habitude de se laisser marcher sur les pieds, a décidé de hausser le ton.Pour lui, Espira n'a plus rien à voir avec le petit village dans lequel il avait fait jeunesse. "J'ai quitté le village en 1971 pour aller à Paris, et j'y suis revenu en 1992, alors que j'étais commandant de la brigade criminelle à Perpignan. Et franchement, ce n'était plus le même village ! Il n'y a pas un chemin de vignes entourant Espira qui ne porte des traces de voitures brûlées. Il n'y a presque plus de cabines téléphoniques, elles ont toutes été brisées ! Il n'y a plus de bancs publics, ils les ont tous déboulonnés, arrachés !"Un chien brûlé sur 30 % du corps "Ils" étant ces jeunes du village et des alentours, âgés de 12 à 17 ans, qui ont pris pour habitude de se rassembler au centre du village. Ces mêmes jeunes que René Goizé soupçonne d'être à l'origine du dernier acte de violence en date, commis dans la nuit de dimanche à lundi. "Il était environ minuit et demi, et quelqu'un a contacté mon épouse, qui est responsable des enquêtes sur les maltraitances auprès de la SPA, pour lui signaler que des jeunes venaient de jeter de l'alcool sur un chien, puis de l'enflammer. Nous nous sommes rendus sur place, et nous avons fini par apercevoir le chien, qui s'est enfui. Et ce matin (hier, N.D.L.R.) mon épouse a contacté le garde municipal, qui a réussi à attraper la pauvre bête. Nous l'avons emmené au refuge SPA du Polygone Nord, où il est actuellement soigné. Mais il a des brûlures au deuxième et troisième degré sur 30 % du corps..."La semaine dernière, un incendie volontaire avait ravagé la salle de danse d'Espira-de-l'Agly. Deux mineurs avaient été interpellés suite au sinistre : l'un d'eux a été écroué à la maison d'arrêt de Perpignan en attendant la poursuite des investigations, tandis que le second a été laissé libre sous contrôle judiciaire. "Dans le village, les gens sont terrorisés, personne n'ose parler, personne n'ose sortir de chez soi, et rien n'est fait, reprend le policier à la retraite. Et surtout pas par le maire, qui dit qu'il faut que jeunesse se passe ! Franchement, quel laxisme..." René Goizé et son épouse – qui a annoncé son intention de porter plainte pour cruauté au nom de la SPA – ont donc décidé de créer une association de défense des habitants. "Et tous ceux qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus !"